Retour à l\'accueil Aller au Repaire de Harry Potter Aller au Repaire de Rowling
Nous sommes le 23 Mai 2013 3:15

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 4 messages ] 
Auteur Message
 Sujet du message: [Concours RHP] Réécriture d'une scène de HP1
MessagePosté: 13 Aoû 2010 21:59 
Hors ligne
Le site RHP
Le site RHP
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Juil 2004 14:00
Messages: 59
Histoire d’Hestia Black
Première au concours


Minerva Mc Gonagall observait la silhouette d’un homme grand et mince qui venait d’apparaître dans la rue. Elle songea avec un amusement mêlé d’amertume que l’apparence folklorique de cet homme contrastait au plus au point avec celle des charmantes personnes qu’elle avait eu l’honneur d’observer tout au long de la journée. Quand elle y repensait, elle en avait des frissons le long de l’échine et désirait par-dessus tout quitter cet endroit qui regorgeait de valeurs complètement contradictoires aux siennes. Elle scruta la rue dans l’espoir que personne n’apercevrait le nouvel arrivant, dont la barbe et les cheveux brillaient au clair de lune, telles des lucioles qui se seraient égarées par mégarde dans cette morne rue londonienne. Elle songea qu’il était heureux que l’heure soit si avancée dans la nuit. Dans le cas inverse, les yeux de faucons de l’habitante de la maison devant laquelle elle se trouvait n’auraient pas manqué le détail aussi incongru que la présence d’un étranger si haut en couleur. En effet, le professeur avait pu constater que le passe-temps favori de la femme vivant au 4 Privet Drive était de scruter la rue à l’affût du moindre ragot. Le genre de comportement qu’elle même méprisait au plus au point.
Cependant, elle constata qu’elle se faisait du souci pour rien. Comment avait-elle pu croire que son directeur négligeait les règles de sécurité les plus élémentaires ? En effet, celui-ci avait sorti son Eteignoir et l’avait actionné à 12 reprises, ce qui eu pour effet de plonger Privet Drive dans l’obscurité la plus totale. Ce qui laissa Minerva perplexe fut le regard que son directeur avait brièvement lancé dans sa direction, ainsi que cette curieuse phrase : « j’aurais du m’en douter » qu’il avait marmonné dans un petit rire. Quand il s’adressa directement à elle, elle fut partagée entre un sentiment de vexation pour avoir été démasquée alors que son infaillible camouflage de chat la rendait presque non identifiable et de l’admiration devant la perspicacité de son directeur, Albus Dumbledore.
Elle lui demanda comment il l’avait reconnu, mais s’en voulu aussitôt d’avoir posé cette question aussi peu pertinente. Car il allait enfin pouvoir lui ôter tout doute. La soulager…ou bien lui confirmer ce qu’elle redoutait par-dessus tout. Elle avait attendu toute la journée à cet endroit précis afin de pouvoir aborder le sujet avec son mentor. Aussi fut-elle courroucée quand celui-ci lui déclara :
- Toute la journée ? Alors que vous auriez pu célébrer l’événement avec les autres ? En venant ici j’ai du voir une douzaine de fêtes et de banquets.
Or, Minerva trouvait ces fêtards d’une imprudence inqualifiable ! Prendre le risque de faire découvrir le monde de la magie aux Moldus ! Quel manque de jugeote ! Elle ne se priva d’ailleurs pas de le faire remarquer à Dumbledore, avant de demander la confirmation de ce qu’elle estimait être la seule bonne nouvelle de la soirée : la disparition de celui qui hantait ses rêves et dont le nom seul la terrifiait.
Elle s’attendait à ce que Dumbledore acquiesce de manière un peu plus solennelle. Mais celui-ci se contenta de confirmer en lui proposant un vulgaire escabeau au citron…ou quelque chose dans ce goût là…Le strict professeur s’étonnait toujours que celui qu’elle considérait comme le plus grand directeur de Poudlard de tout les temps, ainsi que le plus puissant (et le plus charismatique) des sorciers puisse traiter des sujets aussi sérieux de façon si détachée. Elle fut également exaspérée par le petit sermon de son directeur. Il ne pouvait pas comprendre ce qu’elle ressentait ! Oui elle avait peur du nom de V…Elle-savait-qui…mais ce démon avait été la cause de grand malheurs survenus dans sa famille. Elle avait été témoin des atrocités perpétrées par celui-ci ! Elle ne pouvait pas se vanter, contrairement à lui d’effrayer le terrible mage noir. Qu’elle aurait aimé cependant avoir la grandeur et le courage de l’homme qui se trouvait en face d’elle ! Elle tenta de chasser ses sombres pensées de sa tête, ainsi que de dévier le sujet qu’avait commencé à aborder Dumbledore (les compliments que lui avait fait l’infirmière Mme Pomfresh) en jetant à celui-ci un regard perçant. En effet, même si Minerva ne voulait pas se l’avouer, elle ressentait toujours une pointe de jalousie quand une autre sorcière manifestait son intérêt pour le directeur.

Elle se décida alors d’aborder le côté sombre de l’histoire. La partie qu’elle redoutait d’entendre et qu’elle ne croirait que si elle l’entendait de la bouche de Dumbledore. Son regard pénétrant se posa sur lui qui était occupé à choisir un autre escabeau ! Elle pensa que ce geste apparemment futile n’avait pour unique but que de cacher son trouble et de retarder le moment où il devrait prononcer les paroles fatidiques. Voyant qu’il ne disait mot, elle se décida de les bégayer elle-même…
- D’après la rumeur, Lily et James Potter sont…enfin, on dit qu’ils sont…morts…
Il lui sembla que cette rue si paisible allait s’effondrer sous ses pieds lorsque Dumbledore acquiesça. Lily et James morts ! Elle ne voulait le croire. Ses étudiants si brillants, des sorciers si courageux et dévoués ! Et leur fils, le petit Harry ! Qu’allait-il devenir ? Elle avait entendu dire que ce si petit bambin avait résisté au sortilège de la mort lancé par Voldemort, qu’il était même celui qui avait vaincu le mage noir. Elle ne voulait le croire, mais Dumbledore lui confirma ce fait. Elle trouvait cela stupéfiant ! Comment Harry avait-il pu survivre ? Il fallait pour cela qu’il soit exceptionnel…Cependant, elle ne pouvait s’empêcher de penser que le bout de chou aurait mieux fait de mourir avec ses parents plutôt que de grandir comme un orphelin. Elle-même ne savait que trop ce que ressentait un enfant qui grandissait sans amour. Son passé l’avait rendu si sévère et en apparence si insensible ! Elle ne pouvait s’empêcher de reporter la rigueur de l’éducation qu’elle avait reçue sur ces élèves et de dissimuler la tendresse qu’elle leur portait. Elle éprouvait du mal à donner ce qu’elle-même n’avait pas reçu. Elle songea qu’Harry aurait peut-être plus de chance qu’elle, mais Dumbledore acheva de détruire ses optimistes espérances en lui avouant :
- Je suis venu confier Harry à sa tante et son oncle. C’est la seule famille qui lui reste désormais.
Elle trouvait impossible que Dumbledore puisse seulement songer à commettre une telle ignominie. Elle lui expliqua que ces…ces gens, ceux qu’elle avait observé avec effarement toute la journée, ne pouvaient pas être plus différents d’eux. Jamais Harry ne pourrait vivre avec eux, avec son monstre de cousin ! Alors que tellement de gens pourraient le recueillir et lui donner tout l’amour dont il avait besoin ! Elle-même serait prête à l’élever comme son propre fils…à le protéger contre la célébrité, qui, selon son directeur, menaçait l’enfant. Mais elle voyait dans les yeux du vieil homme que sa décision était irrévoquable. Elle fit mine alors de changer d’avis en acceptant sa décision et de cacher son désir de garder ce petit à ses côtés. Elle fit tout de même part de ses inquiétudes lorsqu’elle sut que Hagrid, homme au grand cœur mais d’une maladresse coupable était chargé d’emmener l’enfant pour qui elle se faisait déjà du souci! Le géant arriva quelques instants plus tard, sur une moto géante. Minerva se pinça les lèvres. Cette cacophonie allait réveiller tout le voisinage ! Elle ne prêta cependant aucune attention à Hagrid, son regard ayant immédiatement été attiré par le tas de couverture qu’il tenait dans les bras, et qui composaient le cocon protecteur du bébé endormi. Elle s’attendrit immédiatement devant son apparence, qui était si paisible qu’il semblait impensable qu’un drame eu survenu dans sa maison quelques heures auparavant. Cependant, la coupure en forme d’éclair rouge qui lézardait le front du petit Harry contrastait avec son air de quiétude et confirmait les terribles évènements de la journée. Cicatrice qui marquerait le jeune Potter à vie, qui serait le blason du survivant, et qui aurait peut-être son utilité si l’on en croyait les paroles de Dumbledore…Minerva, plongée dans sa contemplation du bébé garderait peu de souvenirs des instants qui précédèrent la séparation d’avec lui, mis à part ses remontrances et mots de réconfort proférés à l’encontre de Hagrid. Elle se rappellerais seulement des larmes qui avaient coulé sur ses joues et qu’elle avait vainement tenté de cacher en battant frénétiquement des paupières, ainsi que d’avoir secrètement pensé, en observant le bébé : « je veillerais sur toi lorsque tu viendras à Poudlard, petit Harry, et je te protégerais…même si c’est la dernière chose que je ferais dans ma vie ! »


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: [Concours RHP] Réécriture d'une scène de HP1
MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:00 
Hors ligne
Le site RHP
Le site RHP
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Juil 2004 14:00
Messages: 59
Histoire de VoldeMot
Second au concours


Le boa constrictor fut réveillé par un petit garçon à l’air grassouillet, qui tapait bêtement sur la vitre. Il était tellement habitué à ce genre de choses qu’il n’ouvrit même pas les yeux. A vrai dire, il n’en avait même pas la force ; il était las d’être dans cette cage toute la journée, las de tous les gens qui venaient pour taper contre cet écran de verre, las d’être ici. Il entendit le garçon demander quelque chose à l’homme qui était sûrement son père, et celui-ci s’approcha pour tapoter à la vitre, mais le boa ne bougea pas. Le même scénario se produisit, et devant le manque de résultat, le garçon et son père partirent embêter d’autres pauvres animaux.
Un autre garçon s’avança alors. Il était beaucoup moins gros que le dernier, et ne semblait pas vouloir embêter le serpent. Le boa daigna à ouvrir les yeux. Il voyait flou à force de rester les yeux clos. La tête encore engourdie, il leva très lentement son corps fin jusqu’au niveau du visage du petit garçon. Pris d’une inspiration subite, le boa lui lança un clin d’œil. Le garçon avait l’air gêné et il regarda partout autour de lui. Cherchant à communiquer, le serpent montra de la tête les deux gros humains qui étaient venus l’ennuyer auparavant, puis il leva les yeux au plafond pour exprimer sa lassitude.
Et le serpent fut très surpris d’entendre le garçon lui répondre :
-Je sais, ça doit être vraiment agaçant.
Très content d’avoir trouver quelqu’un qui parlait le langage des serpents, le fourchelang, le boa constrictor approuva d’un hochement de tête.
-D’où-tu viens ? demanda le garçon
Le reptile lui indiqua le petit écriteau qui indiquait son pays d’origine. Après avoir lu la pancarte, le petit à lunettes lui demanda si ç’était bien au Brésil. Avec peine, le serpent lui remontra la pancarte où était écrit « né a la ménagerie », car c’était douloureux pour lui d’avoir toujours vécu dans une cage de verre, sans avoir connu son pays natal.
Le boa savait que ce n’était pas la faute du garçon, qui renfonça encore un peu le clou en demandant :
-Ah, d’accord, je comprends. Donc, tu n’as jamais été au Brésil ?
Avec tristesse, le reptile répondit d’un hochement de tête ; mais ils durent interrompre leur conversation car des cris retentissaient dans tout le zoo. Quelqu’un criait mais le boa ne comprenait pas ce qu’il disait. Le garçon grassouillet de tout à l’heure revint en bousculant l’enfant à lunettes si gentil qui tomba durement sur le sol.
La suite de l’action se passa très vite. En un instant, alors que le garçon grassouillet et un autre enfant se tenaient à coté de la cage de verre, ils firent un bond en arrière en poussant des cris terrifiants.
Le reptile n’en revenait pas : La vitre avait disparue !! Le serpent quitta rapidement sa cage en ondulant sur le sol. Tout le monde autour de lui paraissait pris de folie. Les gens couraient dans tous les sens, paniqués, sans se soucier de la direction qu’ils prenaient. Avant de partir, le boa alla remercier le petit garçon à lunettes en murmurant :
-Et maintenant, direction, le Brésil ! Merssssi, amigo.
Juste avant de partir, le reptile, revanchard, alla en direction des garçons et s’amusa à claquer des dents pour leur faire peur. Et cela marcha très bien ! Un garçon s’évanouit tandis que l’autre courait dans tous les sens dans l’espoir de trouver la sortie.
Très content de lui, le serpent s’enfuit donc en direction de la sortie. A peine eut-il franchit la grande porte du zoo qu’il sentit la brise fraîche du vent sur son visage. Il se sentait libre, libre d’aller où bon lui semble, libre de manger ce qui lui fait plaisir, libre ! Une nouvelle vie allait commencer pour ce malheureux reptile qui avait du passer la moitié de sa vie dans une misérable cage en verre, a voir passer des gens tous plus grotesques les uns que les autres.
Le boa partit donc pour de lointaines contrées, et ce qu’il ignorait, c’est qu’il avait été sauvé par le plus grand sorcier de tous les temps, Harry Potter.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: [Concours RHP] Réécriture d'une scène de HP1
MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:00 
Hors ligne
Le site RHP
Le site RHP
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Juil 2004 14:00
Messages: 59
Histoire de Babushka
Troisième au concours


Quirell sentit soudain une présence et se retourna. Potter se tenait face à lui, stupéfait. Il avait fini par y parvenir, il avait franchi tous les obstacles. Il était là.
- Vous ! s’écria le jeune homme.
Quirell sourit d’un air tranquille. Ce soir était le dernier soir que l’élève allait vivre.
- Oui, c’est moi. Je me demandais si vous alliez me rejoindre ici, Potter.
L’incompréhension se lisait dans le regard de Potter. Il était totalement pris de cours.
- Mais…balbutia-t-il, je croyais…Rogue…
Le sourire de Quirell s’élargit davantage.
- Severus ?
Cette pensée le fit éclater de rire, d’un rire franc et glacial, qui se répercuta en écho dans la salle.
- Oui, s’exclama-t-il, Severus faisait un bon coupable, n’est-ce pas ? Toujours en train de fondre sur tout le monde comme une chauve-souris géante ! A côté de lui, qui donc aurait pu soupçonner le p…p…pauvre et bé…bégayant p…p…professeur Quirell ?
La pensée de la stupide comédie qu’il avait dû jouer toute l’année le fit rire intérieurement. Et ce stupide Rogue, qui avait cru l’effrayer, alors que Quirell se trouvait en permanence avec le Seigneur des Ténèbres en personne en lui !
- Mais Rogue a essayé de me tuer ! s’écria Potter qui semblait ne plus rien comprendre.
- Non, non, non, c’est moi qui ait essayé de vous tuer. Votre amie, Miss Granger, m’a bousculé par accident pour mettre le feu aux vêtements de Rogue, pendant le match de Quidditch. A cause d’elle, j’ai perdu le contact visuel avec vous. Quelques secondes de plus et j’aurai réussi à vous faire tomber de votre balai. J’y serais même parvenu bien avant si Rogue n’avait pas marmonné des formules magiques pour essayer de vous sauver.
Ce souvenir aussi était mémorable. Qui aurait cru que Rogue aurait un jour tenté de sauver le fils de James Potter, celui qui avait fait de sa vie à Poudlard un enfer ?
- Rogue essayait de me sauver ? dit Potter qui ne semblait pas avoir encore réalisé qu’il s’était trompé sur toute la ligne.
- Bien sûr, répliqua froidement Quirell. Pourquoi croyez-vous qu’il ait tenu à arbitrer le match suivant ? Il voulait simplement s’assurer que je ne recommence pas. C’est vraiment drôle…Il n’aurait pas dû se donner cette peine. Dumbledore présent, je ne pouvais rien faire. Tous les autres professeurs pensaient que Rogue voulait empêcher Gryffondor de gagner. Il est vrai qu’il n’attirait guère la sympathie. Mais tout cela n’était que du temps perdu puisque de toutes façons, je vais vous tuer cette nuit.
Quirell claqua des doigts. Des cordes surgirent alors de nulle part, et ligotèrent solidement le jeune homme, qui ne put rien faire.
- Vous êtes un peu trop curieux pour vivre bien longtemps, Potter. Quelle idée de vous promener dans les couloirs le soir de Halloween ! Il me semblait que vous m’aviez surpris pendant que j’allais voir ce que protégeait la Pierre.
- C’est vous qui avez fait entrer le troll ?
- Bien sûr, répondit Quirell avec dédain. J’ai un don avec les trolls. Vous avez dû constater ce que j’ai fait à celui qui se trouve dans l’autre salle, là-bas ? Malheureusement, pendant que tout le monde le cherchait partout, Rogue, qui me soupçonnait déjà, est monté directement au deuxième étage pour m’empêcher d’entrer dans le fameux couloir. Et non seulement mon troll n’a pas réussi à vous tuer, mais ce chien à trois têtes n’est même pas parvenu à arracher la jambe de Rogue. Et maintenant, laissez-moi tranquille, Potter, je dois examiner cet intéressant miroir.
Quirell tourna le dos à Potter et reporta son attention sur le Miroir qu’il était en train d’examiner avant que l’inopportun n’arrive. Mais il n’avait rien trouvé qui puisse le faire avancer.
- Ce miroir est la clé qui mène à la Pierre, murmura-t-il pour lui-même. On peut faire confiance à Dumbledore pour manigancer ce genre de choses…Mais il est à Londres…Et quand il reviendra, je serais loin.
Mais, sous quelque angle que ce soit, Quirell ne parvenait pas à voir autre chose que son reflet. Il tenta de déceler une quelconque écriture sur le cadre, mais ne trouva rien. La voix de Potter le ramena à la réalité, trop tôt à son goût, le maître allait finir par s’impatienter.
- Je vous ai vu avec Rogue, dans la forêt.
- Oui, répondit Quirell en contournant le miroir pour voir pour voir s’il n’y avait rien inscrit au dos. Il me suivait de près à ce moment-là. Il voulait savoir où j’en étais. Depuis le début, il me soupçonnait. Il a essayé de me faire peur, comme s’il avait pu y arriver, alors que j’avais Lord Voldemort avec moi…
Quirell retourna se placer face au miroir, et se rendit soudain compte que ce n’était pas son reflet en train de le dévisager qu’il voyait, mais…lui-même, une pierre rouge sang à la main. Face à lui, Lord Voldemort avait retrouvé son corps, comme au temps de sa toute-puissance, et, comme dans un rêve, Quirell se vit offrir la Pierre Philosophale au Seigneur des Ténèbres en personne…Le Seigneur des Ténèbres allait revenir…et lui allait recevoir les plus grands honneurs auxquels un Mangemort ait jamais eu droit…Quirell se souvint subitement qu’il fallait encore récupérer cette fameuse Pierre pour que tout cela devienne réalité.
- Je vois la Pierre…murmura-t-il avidement. Je suis en train de l’offrir à mon maître…Mais où est-elle ?
Il reporta son attention sur le miroir, mais l’image de lui-même félicité par Lord Voldemort avait disparu. Face à lui, il n’y avait plus que son reflet, pâle et déconcerté. Plus trace de Pierre Philosophale…
- Pourtant Rogue avait l’air de me détester, dit la voix lointaine de Potter.
Quirell tenta de reprendre ses esprits. Le fait que la Pierre ait disparu du reflet l’inquiétait, mais il ne devait rien laisser paraître. Il adopta sans trop de mal un ton désinvolte, comme si tout tournait en sa faveur.
- Oh mais bien sûr, il vous déteste. Il était à Poudlard avec votre père, vous ne le saviez pas ? Ils se méprisaient cordialement. Mais il n’a jamais voulu vous tuer pour autant.
- Je vous ai entendu sangloter, il y a quelques jours, enchaîna le jeune homme. Je croyais que Rogue vous menaçait…
Une sueur froide balaya le front de Quirell, un frisson lui parcourut l’échine. Le souvenir de ce jour lui revint en tête avec plus de puissance que jamais. Le Seigneur des Ténèbres n’avait pas été satisfait de lui, et l’avait puni pour son incompétence…avait menacé de recommencer si Quirell continuait à faire des erreurs…
- Parfois, j’ai du mal à suivre les instructions de mon maître, murmura-t-il avec effroi. Lui, c’est un grand sorcier et moi, je suis faible.
- Vous voulez dire que votre maître était avec vous dans cette salle de classe ? s’écria Potter, soudain horrifié.
- Il est toujours avec moi, où que j’aille. Je l’ai rencontré quand je voyageais autour du monde. J’étais un jeune homme stupide, à l’époque, plein d’idées ridicules sur les notions de bien et de mal. Lord Voldemort m’a montré à quel point j’avais tort. Il n’y a pas de bien ni de mal, il n’y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher…Depuis ce temps-là, je l’ai servi fidèlement, bien que je l’ai laissé tomber à plusieurs reprises. Il a dû sévir, avec moi. Il ne pardonne pas facilement les erreurs. Le jour où je n’ai pas réussi à voler la Pierre, à Gringotts, Il était très mécontent. Il m’a puni. Et il a décidé de me surveiller de plus près…
Quirell fut parcouru d’un nouveau frisson. Ce souvenir-là aussi était abominable.
- Je ne comprends pas, grogna-t-il. Est-ce que la Pierre est à l’intérieur ? Faut-il que je le casse ?


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: [Concours RHP] Réécriture d'une scène de HP1
MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:01 
Hors ligne
Le site RHP
Le site RHP
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Juil 2004 14:00
Messages: 59
Histoire de Pegase
Quatrième au concours


BOUM ! BOUM !
On frappa à nouveau.
Dudley se réveilla en sursaut.
- Cétait un coup de canon ? demanda-t-il bêtement.
Il y eut un grand bruit derrière eux et Vernon entra dans la pièce en glissant par terre. Il tenait un fusil dans la main. A présent, ils savaient ce que contenait le long paquet qu'il avait eu sous le bras la veille.
- Qui est là ? cria-t-il. Je vous préviens, je suis armé !
Un instant de silence, puis...
CRAAAAAC !
On cogna sur la porte avec tant de force qu'elle fut arrachée de ses gonds et tomba à plat sur le sol dans un fracas assourdissant. Dudley n'y croyait pas ses yeux. Un véritable géant se tenait dans l'encadrement. Son visage était presque entièrement caché par une crinière de cheveux emmêlés (que même un coiffeur n'oserait pas mettre ses ciseaux là-dedans) et par une barbe brouissailleuse, mais on voyait distinctement ses yeux.
Le géant se glissa à l'intérieur de la massure en inclinant la tête pour ne pas se cogner contre le plafond (« zut ! »). Quelques instants plus tard, après avoir ramassé et remis en place la porte, il demanda :
- Si vous aviez une tasse de thé, ce ne serait pas de refus. Le voyage n'a pas été facile.
Il s'avança vers le canapé où Dudley était assis, pétrifié de terreur.
- Bouge toi un peu, gros tas, dit-il.
Dudley poussa un petit cri et courut se réfugier derrière sa mère, tout aussi terrifié, qui se cachait elle-même derrière Vernon.
- Et voilà Harry ! dit le géant.
Harry leva la tête vers son visage hirsute. « King Kong » avait l'air de lui sourire.
- La dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais encore qu'un bébé, dit-il. Tu ressembles beaucoup à ton père, mais tu as les yeux de ta maman.
Vernon laissa échapper un drôle de grognement.
- Monsieur, j'exige que vous sortiez d'ici immédiatement. Vous avez commis une violation de domicile avec effraction.
- Ah, ça suffit, Dursley, espèce de vieux pruneau ! dit le géant.
Il tendit le bras, arracha le fusil des mains de Vernon, fit un noeud avec le canon aussi facilement que s'il avait été en caoutchouc et le jeta dans un coin de la pièce.
Vernon émit de nouveau un drôle de bruit, comme une souris sur laquelle on aurait marché.
- Je te souhaite un bon anniversaire. Il tira d'une poche de son manteau noir une boîte en carton légèrement applatie. Harry l'ouvrit et découvrit à l'intérieur un gros gâteau au chocolat (« Tiens, je n'ai pas encore pris ma collation du soir, moi ! »).
Harry demanda :
- Qui êtes-vous ?
« Goliath » eût un petit rire.
- Ah, c'est vrai, je ne me suis pas présenté, dit-il. Rubeus Hagrid, gardien des clés et des lieux à Poudlard.
Il tendit une énorme main et serra celle de Harry en lui secouant le bras.
- Et ce thé ? Il faudrait peut-être peut-être y penser, dit-il en se frottant les mains. Remarquez si vous aviez quelque chose de plus fort, je ne serais pas compte.
Son regard tomba sur la cheminée vide. En voyant les paquets de chips calcinés, il poussa un grognement et se pencha sur l'âtre. Personne ne put voir ce qu'il faisait mais quand il se releva un instant plus tard, un feu ronflait dans la cheminée (« ?! ») projetant des lueurs dansantes dans la cabane humide.
Dudley sentit la chaleur se répandre autour de lui comme s'il venait de plonger la tête dans un bain tiède.
Le monstre se rassit sur le canapé qui s'écrasa sous son poids et sortit toutes sortes de choses de sa poche : une bouilloire en cuivre, un paquet de saucisses, un tisonnier, une théière, des taches ébréchées et une bouteille qui contenait un liquide ambré dont il avala une gorgée avant de préparer le thé. Bientôt, l'odeur des saucisses grillées qu'on entendait grésiller dans la cheminée se répandit dans la cabane. Tout le monde resta immobile et silencieux pendant que le monstre s'affairait, mais lorsqu'il fît glisser du tisonner six grosses saucisses bien juteuses et légèrement brulées (« miam, miam »), Dudley commença à frétiller.
- Dudley, ne touche à rien de ce qu'il donnera, dit séchement Vernon.
Le géant eut un petit rire narquois.
- Votre gros lard de fils n'a pas besoin d'engraisser davantage, Dursley, ne vous inquiétez pas.
« Je ne comprend pas, pourquoi m'a-t-il traité de gros lard ? »
Il donna les saucisses à Harry.
Au bout de quelques secondes, Harry rompit le silence qui s'était installé :
- Je suis désolé, mais je ne sais toujours pas qui vous êtes.
Après avoir avaler une gorgée de thé, le géant s'essuya la bouche d'un revers de la main.
- Appelle moi Hagrid, comme tout le monde. Et je te l'ai dit, je suis le gardien des Clés de Poudlard. Tu sais déjà ce qu'est Poudlard, j'imagine ?
- Euh... non... répondit Harry.
Le vieux géant parut scandalisé.
- Désolé, dit précipitamment Harry.
- Désolé ? aboya Hagrid qui se tourna vers les Dursley qui se tassèrent sur eux-mêmes en essayant de disparaître dans la pénombre. C'est eux qui devraient être désolés ! Je savais que tu ne recevais pas les lettres mais j'ignorais que tu n'avais même pas entendu parler de Poudlard ! Tu ne t'es donc jamais demandé où tes parents avaient appris tout ça ?
- Tout ça quoi ?
- TOUT CA QUOI ? tonna Hagrid. Attends un peu !
Il se leva d'un bond. Sa colère était telle qu'il semblait remplir tout l'espace de la cabane. Les Dursley s'étaient recroquevillés contre le mur.
- Vous n'allez pas me dire, rugit Hagrid que ce garçon - ce garçon !- ne sais rien sur... sur RIEN ?
- Je sais quand même certaines choses, dit Harry. J'ai fais des mathématiques et tout ça...
Mais le monstre eut un geste dédaigneux de la main.
- Je voulais dire que tu ne sais rien de notre monde, de ton monde. De mon monde. Du monde de tes parents.
- Quel monde ?
Hagrid parut sur le point d'exploser.
- Dursley ! hurla-t-il.
Le teint livide, Vernon marmona quelque chose qui aurait pu vouloir dire :
« Maisnonmaisquoimaispasdutout ».
Hagrid regarda Harry d'un air effaré.
Il faut absolument que tu saches qui étaient ton père et ta mère, dit-il. Ils sont célèbres. Et toi aussi, tu es célèbre.
- Quoi ? Mais mon père et ma mère n'ont jamais été célèbres.
- Tu ne sais pas... Tu ne sais pas...
Le géant Hagrid passa les doigts dans ses cheveux en fixant Harry d'un air abasourdi.
- Tu ne sais même pas qui tu es ? dit-il enfin.
Vernon retrouva soudain l'usage de la parole.
- Ca suffit ! ordonna-t-il. Ca suffit, monsieur ! Je vous défends de dire quoi que ce soit à ce garçon !
(« Mais de quoi il parle, mon père ? »)
Même un homme plus courageux que Vernon aurait flanché devant le regard furieux que Hagrid lui adressa.
- Vous ne lui avez jamais rien dit ? reprit le monstre en détachant chaque syllabe d'une voix tremblante de rage. Rien dit du contenu de la lettre que Dumbledore avait laissé pour lui ? J'étais là ! J'ai vu Dumbledore déposait la lettre, Dursley ! Et vous lui avez caché ça pendant toutes ces années ?
- Caché quoi ? dt précipitamment Harry.
- CA SUFFIT ! JE VOUS INTERDIS ! s'exclama Vernon pris de panique.
Pétunia eut une exclamation d'horreur.
- Je vais vous transformer en pâté, tous les deux, lança Hagrid. Harry, tu es un sorcier.
(« Un quoi ??? »)
Un grand silence s'ébbatit soudain sur la cabane. On n'entendait plus que le bruit de la mer et le sifflement du vent.
- Je suis un quoi ? balbutia Harry.
- Un sorcier, bien sûr, dit Hagrid en s'appuyant contre le dossier du canapé qui craqua et s'écrasa un peu plus sous son poids. Et tu deviendras un sacré bon sorcier dès que tu auras un peu d'entraînement. Avec un père et une mère comme les tiens, ça ne peut pas être autrement. Mais il est temps que tu lises ta lettre.
Harry tendit la main pour prendre l'enveloppe de parchemin jauni. Il ouvrit la lettre.
Il s'écoula quelques minutes avant que Harry ne parle.
- Qu'est ce que ça veut dire « nous attendons votre hibou » ? bredouilla-t-il.
- Mille Gorgones, j'allais oublier ! s'exclama Hagrid en se donnant sur le front une tape de la main qui aurait suffi à renverser un cheval.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 4 messages ] 

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à:  
cron
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com