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Histoire de Babushka Troisième au concours
Quirell sentit soudain une présence et se retourna. Potter se tenait face à lui, stupéfait. Il avait fini par y parvenir, il avait franchi tous les obstacles. Il était là. - Vous ! s’écria le jeune homme. Quirell sourit d’un air tranquille. Ce soir était le dernier soir que l’élève allait vivre. - Oui, c’est moi. Je me demandais si vous alliez me rejoindre ici, Potter. L’incompréhension se lisait dans le regard de Potter. Il était totalement pris de cours. - Mais…balbutia-t-il, je croyais…Rogue… Le sourire de Quirell s’élargit davantage. - Severus ? Cette pensée le fit éclater de rire, d’un rire franc et glacial, qui se répercuta en écho dans la salle. - Oui, s’exclama-t-il, Severus faisait un bon coupable, n’est-ce pas ? Toujours en train de fondre sur tout le monde comme une chauve-souris géante ! A côté de lui, qui donc aurait pu soupçonner le p…p…pauvre et bé…bégayant p…p…professeur Quirell ? La pensée de la stupide comédie qu’il avait dû jouer toute l’année le fit rire intérieurement. Et ce stupide Rogue, qui avait cru l’effrayer, alors que Quirell se trouvait en permanence avec le Seigneur des Ténèbres en personne en lui ! - Mais Rogue a essayé de me tuer ! s’écria Potter qui semblait ne plus rien comprendre. - Non, non, non, c’est moi qui ait essayé de vous tuer. Votre amie, Miss Granger, m’a bousculé par accident pour mettre le feu aux vêtements de Rogue, pendant le match de Quidditch. A cause d’elle, j’ai perdu le contact visuel avec vous. Quelques secondes de plus et j’aurai réussi à vous faire tomber de votre balai. J’y serais même parvenu bien avant si Rogue n’avait pas marmonné des formules magiques pour essayer de vous sauver. Ce souvenir aussi était mémorable. Qui aurait cru que Rogue aurait un jour tenté de sauver le fils de James Potter, celui qui avait fait de sa vie à Poudlard un enfer ? - Rogue essayait de me sauver ? dit Potter qui ne semblait pas avoir encore réalisé qu’il s’était trompé sur toute la ligne. - Bien sûr, répliqua froidement Quirell. Pourquoi croyez-vous qu’il ait tenu à arbitrer le match suivant ? Il voulait simplement s’assurer que je ne recommence pas. C’est vraiment drôle…Il n’aurait pas dû se donner cette peine. Dumbledore présent, je ne pouvais rien faire. Tous les autres professeurs pensaient que Rogue voulait empêcher Gryffondor de gagner. Il est vrai qu’il n’attirait guère la sympathie. Mais tout cela n’était que du temps perdu puisque de toutes façons, je vais vous tuer cette nuit. Quirell claqua des doigts. Des cordes surgirent alors de nulle part, et ligotèrent solidement le jeune homme, qui ne put rien faire. - Vous êtes un peu trop curieux pour vivre bien longtemps, Potter. Quelle idée de vous promener dans les couloirs le soir de Halloween ! Il me semblait que vous m’aviez surpris pendant que j’allais voir ce que protégeait la Pierre. - C’est vous qui avez fait entrer le troll ? - Bien sûr, répondit Quirell avec dédain. J’ai un don avec les trolls. Vous avez dû constater ce que j’ai fait à celui qui se trouve dans l’autre salle, là-bas ? Malheureusement, pendant que tout le monde le cherchait partout, Rogue, qui me soupçonnait déjà, est monté directement au deuxième étage pour m’empêcher d’entrer dans le fameux couloir. Et non seulement mon troll n’a pas réussi à vous tuer, mais ce chien à trois têtes n’est même pas parvenu à arracher la jambe de Rogue. Et maintenant, laissez-moi tranquille, Potter, je dois examiner cet intéressant miroir. Quirell tourna le dos à Potter et reporta son attention sur le Miroir qu’il était en train d’examiner avant que l’inopportun n’arrive. Mais il n’avait rien trouvé qui puisse le faire avancer. - Ce miroir est la clé qui mène à la Pierre, murmura-t-il pour lui-même. On peut faire confiance à Dumbledore pour manigancer ce genre de choses…Mais il est à Londres…Et quand il reviendra, je serais loin. Mais, sous quelque angle que ce soit, Quirell ne parvenait pas à voir autre chose que son reflet. Il tenta de déceler une quelconque écriture sur le cadre, mais ne trouva rien. La voix de Potter le ramena à la réalité, trop tôt à son goût, le maître allait finir par s’impatienter. - Je vous ai vu avec Rogue, dans la forêt. - Oui, répondit Quirell en contournant le miroir pour voir pour voir s’il n’y avait rien inscrit au dos. Il me suivait de près à ce moment-là. Il voulait savoir où j’en étais. Depuis le début, il me soupçonnait. Il a essayé de me faire peur, comme s’il avait pu y arriver, alors que j’avais Lord Voldemort avec moi… Quirell retourna se placer face au miroir, et se rendit soudain compte que ce n’était pas son reflet en train de le dévisager qu’il voyait, mais…lui-même, une pierre rouge sang à la main. Face à lui, Lord Voldemort avait retrouvé son corps, comme au temps de sa toute-puissance, et, comme dans un rêve, Quirell se vit offrir la Pierre Philosophale au Seigneur des Ténèbres en personne…Le Seigneur des Ténèbres allait revenir…et lui allait recevoir les plus grands honneurs auxquels un Mangemort ait jamais eu droit…Quirell se souvint subitement qu’il fallait encore récupérer cette fameuse Pierre pour que tout cela devienne réalité. - Je vois la Pierre…murmura-t-il avidement. Je suis en train de l’offrir à mon maître…Mais où est-elle ? Il reporta son attention sur le miroir, mais l’image de lui-même félicité par Lord Voldemort avait disparu. Face à lui, il n’y avait plus que son reflet, pâle et déconcerté. Plus trace de Pierre Philosophale… - Pourtant Rogue avait l’air de me détester, dit la voix lointaine de Potter. Quirell tenta de reprendre ses esprits. Le fait que la Pierre ait disparu du reflet l’inquiétait, mais il ne devait rien laisser paraître. Il adopta sans trop de mal un ton désinvolte, comme si tout tournait en sa faveur. - Oh mais bien sûr, il vous déteste. Il était à Poudlard avec votre père, vous ne le saviez pas ? Ils se méprisaient cordialement. Mais il n’a jamais voulu vous tuer pour autant. - Je vous ai entendu sangloter, il y a quelques jours, enchaîna le jeune homme. Je croyais que Rogue vous menaçait… Une sueur froide balaya le front de Quirell, un frisson lui parcourut l’échine. Le souvenir de ce jour lui revint en tête avec plus de puissance que jamais. Le Seigneur des Ténèbres n’avait pas été satisfait de lui, et l’avait puni pour son incompétence…avait menacé de recommencer si Quirell continuait à faire des erreurs… - Parfois, j’ai du mal à suivre les instructions de mon maître, murmura-t-il avec effroi. Lui, c’est un grand sorcier et moi, je suis faible. - Vous voulez dire que votre maître était avec vous dans cette salle de classe ? s’écria Potter, soudain horrifié. - Il est toujours avec moi, où que j’aille. Je l’ai rencontré quand je voyageais autour du monde. J’étais un jeune homme stupide, à l’époque, plein d’idées ridicules sur les notions de bien et de mal. Lord Voldemort m’a montré à quel point j’avais tort. Il n’y a pas de bien ni de mal, il n’y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher…Depuis ce temps-là, je l’ai servi fidèlement, bien que je l’ai laissé tomber à plusieurs reprises. Il a dû sévir, avec moi. Il ne pardonne pas facilement les erreurs. Le jour où je n’ai pas réussi à voler la Pierre, à Gringotts, Il était très mécontent. Il m’a puni. Et il a décidé de me surveiller de plus près… Quirell fut parcouru d’un nouveau frisson. Ce souvenir-là aussi était abominable. - Je ne comprends pas, grogna-t-il. Est-ce que la Pierre est à l’intérieur ? Faut-il que je le casse ?
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