Histoire de Nikopol54

Quatrième au concours

 

 

Lundi 24 décembre. 10h36. Harry Potter, détective privé, détestait Noël. Non pas à cause des groupes de chanteurs de rue parcourant RowlingTown, qui entonnaient sous sa fenêtre des chants plein de joie et de bonheur (ce qui avait le don de l'exaspérer), mais parce que c'était le seul jour de l'année où il était sûr de n'avoir rien à faire. Comme tous les jours à vrai dire : le jeune homme avait monté sa petite entreprise l'année de sa sortie de Poudlard et depuis.elle avait plutôt tendance à connaître la crise. Mais plus tôt qu'il ne le pensait, son étoile allait lui sourire à nouveau. En effet une voiture venait de s'arrêter devant l'immeuble du 12, rue du Pingouin Gelé ou Harry était installé. « Non Lucius! Couché ! Dans ton panier ! (C'était son Bandimon de compagnie). On a un client ; ce doit être ça l'esprit de Noël.» La porte s'ouvrit sur une femme magnifique qui se tenait dans l'encadrement. Elle était totalement vêtue de noir et une voilette fixée à un large chapeau tombait devant son visage. Elle s'avança, s'assit dans le fauteuil en face du bureau derrière lequel Harry était assis, puis pris la parole d'une voix pleine de sanglots: « Mon mari a été assassiné, commença-t-elle, Argus Rusard, la veille de Noël !! » Soudain elle se mit à éclater en pleurs. Elle sortit alors un mouchoir de son sac à main en crocodile puis continua son récit : « Il.il est mort.étranglé par un aspirateur ensorcelé qui, lorsque j'ai découvert mon mari, était en train d'essayer d'aspirer le matelas de notre sofa. Ce jour là, Argusinet avait décidé de décorer le sapin. Il avait sorti la sacoche de boules et guirlandes et avait déjà presque fini quand je me suis levée à 8h15. Je me souviens avoir entendu la sonnette peu avant que je ne sorte de la salle de bain à 12h12. Et quand je suis descendue, il était.mort, dans son habit de Père Noël. Retrouvez le coupable, s'il vous plait, j'en mourrais si la mort de mon Argusiminou restait impunie. » La jeune femme regardait Harry avec de grands yeux humides, des yeux marron que Harry pensait reconnaître. Il avait déjà vu ce visage et se demandait où ? Quand ? Dans quelles circonstances ?. Mais bien vite la réponse le frappa, telle un ornithorynque au galop. « Hermione ?!? Tu étais mariée à Rusard ? ». Et oui, il s'agissait d'Hermione Granger. « Oui Harry, l'amour ne se commande pas. Je ne m'attendais pas à ce que tu me reconnaisses, tout le monde me dit que j'ai changé. Alors, tu vas faire quelque chose pour moi ? ». Harry ne pouvait refuser cela à sa meilleure amie de collège, mais surtout il avait énormément besoin de gallions et Hermione paraissait pouvoir lui en fournir une quantité intéressante.
11h24. Pour commencer son enquête, Harry se rendit sur les lieux du crime avec Hermione Granger, épouse feu Rusard, qui le conduisit dans le quartier huppé de la ville, où elle vivait. Harry pénétra le premier dans la maison et tout de suite, une forte odeur de chaussette sale vint lui chatouiller les narines. Hermione remarqua son air dégoûté (au bord du vomissement) et lui tendit une pince à linge. Elle-même en portait une sur le nez : « C'est Dobby, tu te rappelles ? Il est arrivé après la mort d'Argiminimou pour m'aider à un projet spécial Noël pour la S.A.L.E. Il porte toujours les mêmes chaussettes depuis que nous étions à Poudlard ; apparemment l'odeur a tendance à s'incruster. ». Tentant de se concentrer, Harry se mit en quête d'indices qui pourraient le mettre sur une piste et le premier qu'il vit était une flèche plantée à côté de la porte d'entrée. « Mais d'où pouvait-elle venir. », s'interrogea Harry.
12h45. N'ayant rien découvert d'intéressant sur le lieu du crime (à part la flèche mystérieuse), Harry avait décidé de commencer une enquête dans le voisinage. Il se trouvait chez Mme Pince, la bibliothécaire de Poudlard, qui habitait à côté de chez les Rusard. Elle avait appris la mort du concierge et semblait en être sincèrement attristée. « J'ai lu cette terrible nouvelle dans la Gazette du Sorcier. La veille de Noël, quelle tristesse. Je l'appréciais beaucoup. Un petit peu de kloug ? ». Harry accepta volontiers mais cela lui donnait en réalité l'occasion de fouiller le salon de Mme Pince. Pendant qu'elle se trouvait à la cuisine, Harry commença à retourner les coussins du canapé, fouiller les tiroirs et ouvrir les cadeaux installés sous le sapin, lorsqu'il aperçut accroché au mur un arc, vraisemblablement décoratif. « Intéressant.Finalement je ne suis pas venu pour rien » pensa le détective qui décampa avant que la vielle femme ne revienne de la cuisine.
13h12. Harry continua son tour du voisinage en se rendant dans une petite maison, qui contrastait fort avec les imposantes bâtisses du quartier. Il lut le nom sur la sonnette : Ronald Weasley. Harry l'actionna, mais il n'y eut pas de réponse. Il recommença. Toujours rien. Il décida alors d'entrer sans frapper ; après tout il s'agissait de Ron, son meilleur ami de collège. Quand il pénétra dans la pièce principale, il crut entrer dans un repaire de braconnier : partout autour de lui l'observaient des créatures figées. Des Doxies, des Strangulots et des crapauds cornus enfermés dans des bocaux sur des étagères, et même un phénix aux ailes déployées pendu au-dessus d'un sapin pauvrement décoré. Au plafond étaient accrochées des fourrures, plumes, touffes de poils de toute sorte au milieu de guirlandes miteuses, mais surtout Harry sentit une odeur de chaussette pareille à celle qu'il avait remarquée chez Rusard, quoique moins forte. « Qu'est ce que vous faites chez moi ? ». Une voix tonitruante s'éleva soudain et un homme aux cheveux roux bondit d'une pièce adjacente. Harry reconnut tout de suite Ron : « Bonjour! C'est comme ça qu'on accueille un vieil ami ? Mais dis voir, tu es devenu taxidermiste ? ». Ron semblait très surpris de voir Harry dans sa maison mais très vite il se mit à sourire et proposa à Harry un verre de Whisky Pur Feu. Ils commencèrent alors à se raconter leurs vies et quand Harry repartit, il avait complètement oublié de poser des questions à Ron sur Rusard. Mais pour autant il ne pensait pas avoir perdu son temps.
15h37. Quand Harry sortit de chez Ron, une voix l'interpella : « Harry ! Quelle bonne surprise ! Nous venons de rentrer du Terrier. » dit un jeune homme roux à la place passager d'une voiture bleu turquoise qui passait devant Harry. Il s'agissait de Georges ; les jumeaux Weasley étaient eux aussi voisins des Rusard. « On te laisse, on doit travailler à des projets pour nos magasins de farces et attrapes. On est à la tête d'une véritable chaîne maintenant ! ».
17h51. Le détective était affalé sur son bureau, la tête dans les mains. Il savait qu'il avait tous les éléments pour résoudre l'enquête mais il ne trouvait pas. Il ferma les yeux et se concentra. Toutes les déclarations qu'il avait entendu, tout ce qu'il avait vu, les images, les couleurs, tout tournoyait dans sa tête comme dans un kaléidoscope. Et soudain les pièces du puzzle se mirent en place et tout devint clair. Harry savait. Il allait réunir tous les protagonistes sur les lieux du meurtre. Des têtes allaient tomber.
18h30. « Bien, vous vous demandez tous pourquoi je vous ai réunis ici, dans cette pièce où la mort a frappé un être innocent hier, la veille même d'un jour de fête pour tous! Et bien vous êtes là car j'ai la preuve que chacun d'entre vous a voulu tuer Argus Rusard! Vous, Mme Pince, étiez folle amoureuse du concierge et vous pensiez qu'il en était de même pour lui. Quand il a épousé Miss Granger, vous vous êtes sentie profondément trahie et hier vous avez tenté de l'assassiner d'une flèche dans la tête lorsqu'il ouvrait la porte à un inconnu peu avant sa mort, mais avez raté votre cible. Toi, Ron, tu es fou d'Hermione depuis le collège et n'as pu supporter son mariage avec le concierge de Poudlard. Hier, tu as invité chez toi l'elfe Dobby, comme en témoigne l'odeur de chaussette qui plane encore dans ta maison, en sachant qu'aujourd'hui il allait se rendre ici même pour travailler avec ta bien aimée. Tu lui as demandé d'empoisonner Rusard! Mais les coupables, ce sont eux ! Les jumeaux Weasley, qui hier chez leurs parents ont pris un aspirateur ensorcelé entreposé dans le garage de M. Weasley et ont ensuite transplané ici. L'un d'eux s'est fait passer pour un Père Noël à domicile et a offert à Rusard l'objet qui a causé sa perte. En effet en ouvrant le paquet, l'aspirateur a dû lui sauter dessus.et il en est mort.Vous êtes ensuite retourné au Terrier, ni vus ni connus. » Les jumeaux étaient debout : « Bravo Harry ! Tu es un bon détective, dit Georges, Ce Cracmol pitoyable a toujours interdit à nos produits d'entrer à Poudlard et à cause de lui nous avons dû fermer notre boutique de Pré au lard. Mais tu n'as aucune preuve Harry, surtout si nous vous lançons à tous un petit sortilège d'Amnés- » Mais il ne put finir car tout à coup des cordes jaillirent de nulle part pour l'emprisonner lui et son frère. Harry se retourna et vit Hermione, debout, la main crispée sur sa baguette magique encore fumante. « Je n'ai pas perdu mes réflexes, dit-elle ; pour ça au moins, ché n'ai pas chanché. »

 
 




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