Lettre de vacances
d'Hestia Black
2ere place
Mon frère bien-aimé, que je porte tendrement dans mon coeur,
Mais oui, tu ne rêves
pas : ton frère chéri prend aujourd’hui la plume pour
te donner de ses nouvelles. Je profite pour cela d’un des rares moments
où je ne suis pas occupé avec les Potter, et crois moi, cet
instant a été dur à trouver. Mes vacances sont tellement
remplies ! Mais pourquoi diantre la honte de la famille t’écrit-elle,
dois-tu te demander. Et bien, c’est tout simplement l’amour fraternel
qui me pousse à cet acte charitable. Tu n’en crois bien sûr
pas un mot, et tu as bien raison, car je n’arrive pas à m’en
convaincre moi-même.
Il y a peu de temps encore, j’aurais préféré me
retrouver emprisonné à Azkaban que de daigner m’adresser,
ne serait-ce qu’une fois encore, à un membre de ta famille (note
l’adjectif possessif que j’ai employé : soyez rassurés,
je ne suis plus un de vos membres). Mais James m’a convaincu d’écrire
ces quelques lignes, en me disant qu’il serait tout de même plus
amusant d’imaginer quelle serait ta fureur et celle de tes parents quand
vous lirez cette lettre, que d’essayer d’empêcher les détraqueurs
de chercher à m’embrasser. En effet, tu dois savoir que mon irrésistible
élégance et mon charme ténébreux feraient de moi
leur proie préférée. C’est en tout cas ce que pense
James, et je dois avouer que je suis assez d’accord avec lui. De plus,
et dans un ton un peu plus sérieux (et oui petit frère, il m’arrive
d’être sérieux, mais tu me connais si peu que tu l’ignores
encore), mon sens de la noblesse, quelque peu différent du vôtre,
me fait douter que je séjournerais un jour à Azkaban. C’est
une demeure qui te guette toi si tu continues à fréquenter ta
bande et à rester sous la coupe de Snivellus et autres êtres
encore plus méprisables que ce couard ! Si tu savais comme je regrette,
et là je suis sincère, ta manière de penser. Souviens
toi de notre complicité fraternelle lors de notre tendre enfance…malheureusement,
nos chemins se sont séparés et nous suivons maintenant des voies
tellement différentes, que j’en viens à te mépriser.
Assez parlé de
cela, nous avons assez épuisé le sujet. Tu le sais donc, je
suis en vacances avec les Potter qui sont ma véritable famille maintenant.
Dis le bien à ta mère. Nous voyageons beaucoup avec James et
ses parents. Nous revenons d’un séjour à la mer, dans
le sud de la France, et nous séjournons actuellement en Transylvanie.
Pourquoi je te raconte cela ? Car tu seras sûrement vert de rage en
lisant cela, toi qui es condamné à rester moisir dans le lugubre
manoir de Square Grimmaurd, errant comme un être solitaire. En France,
dans le Var, nous avons eu un très beau temps qui m’a permis
à ma peau de prendre un magnifique teint hâlé qui fera
pâlir d’envie Snivellus et son teint de fantôme. Nous avons
consacré une partie de notre temps à nous baigner, et malheureusement
pour vous, je ne me suis pas noyé, et je n’ai pas été
dévoré par quelque calmar géant, ou autre créature
magique. Pourtant, nous avons rencontré de féroces Strangulots,
ainsi qu’une Sirène sanguinaire ! (Nous leur avons rapidement
réglé leur compte). Le soir, le ciel était tellement
dégagé que James et moi, nous regardions les étoiles,
cherchions les constellations et tentions de raconter les anecdotes les plus
amusantes sur chacun des membres de ta famille portant le nom des astres que
nous voyions. Soit tranquille : Bellatrix n’a pas été
épargnée, bien au contraire. Tu vois, « loin des yeux
loin du cœur » n’est pas un proverbe véridique. Je
n’ai de cesse de penser aux Blacks, même éloigné
d’eux. Ne penses-tu pas maintenant que je suis un bon frère et
un bon fils ?
Maintenant, j’en viens à la Transylvanie. Je vais te rafraîchir
le mémoire, ta culture ayant le niveau de celle du calmar du lac de
l’école. Tu devrais écouter un peu plus les cours de Binns,
le savais-tu mon petit frère ? La Transylvanie est donc une province
de la Roumanie. Cette splendide région verdoyante est entourée
de montagnes. Cela me fait quelque peu penser à Poudlard. Nous visitons
de ravissants villages colorés, au milieu desquels coulent des ruisseaux.
J’en deviens lyrique. Oui, je sais, ça ne me ressemble pas. Bref,
la ville de Sibiu dans laquelle nous logeons est splendide : nous avons visité
notamment le musée de plein air du village. Tout cela a beaucoup de
charme et me permet d’oublier le sombre manoir. La maison du comte Dracula
elle-même est plus gaie et a plus de charme que ta sinistre demeure.
En parlant de Dracula, sais-tu que Servilo doit avoir de la famille dans cette
région ? En effet, je lui trouve des similitudes avec les vampires
: même regard haineux, même face de cire, même comportement,
même dégoût pour la lumière…jusqu’aux
cheveux et aux vêtements qui sont identiques à ceux des vampires.
Peut-être en est-il un ? Non, ma théorie est stupide. Ici, ils
nous ont appris que selon la légende, on pouvait tuer ses créatures
en leur plantant un pieu dans le cœur. Or ton mentor n’en a pas.
Me voici rassuré ! Il n’est donc pas un des leurs mais simplement
un pauvre petit sorcier peu gâté par la nature. Au fait, j’ai
oublié de te préciser que beaucoup d’endroits que nous
avons visité ont été construits par des Moldus. Je dois
avouer qu’ils sont plus doués que certains sorciers que je connais
(je ne citerais pas de nom...mais tes parents par exemple !) Tu vois que mon
éducation a beaucoup servi dans ma manière de penser !
Il y a malgré tout des traces de vie sorcière ici. Sais-tu que
pendant les deux guerres mondiales, alors que des batailles opposant les Moldus
sévissaient ici, des conflits sorciers ont aussi eu lieu ? En effet,
certains d’entre eux voulaient purifier la race sorcière et exterminer
tout ceux n’étant pas de Sangs-purs. Original, non ? Et bien,
j’ai le regret de t’annoncer que ce ne sont pas eux qui ont remporté
les conflits, bien au contraire. Si tu veux plus de détails, demande
à tes parents de te faire visiter le Musée des Sorciers Transylvaniens,
à Brasov. Ils seront ravis d’apprendre l’histoire de la
Déchéance de la Doctrine des Jolis Sangs-purs (dite DDJS) de
cette région. Tu le constates donc, je suis vraiment au comble du bonheur,
loin de vous, parmi ma nouvelle famille, à visiter d’autres pays,
d’autres cultures, à m’instruire et à rencontrer
des gens vraiment intéressants (privilège ne m’ayant pas
été accordé durant 11 années de ma vie).
A part ça, James
et moi mettons au point quelques tours à notre façon pour mettre
de l’ambiance à Poudlard l’année prochaine. Certains
sont prêts et nous serions ravis de les mettre en pratique sur vous,
les Serpentards ! Je pense que Peter et Rémus, qui doivent séjourner
fin août chez les Potter durant 2 semaines, nous aideront volontiers
à peaufiner tout cela ! Je me réjouis à l’avance
de leur séjour, jamais des vacances n’auront été
aussi belles qu’en compagnie de mes 3 amis. Mais, suis-je donc distrait
! J’avais oublié de te dire un point essentiel et vital ! Avant
de partir pour la Transylvanie, j’ai eu l’honneur d’avoir
la visite de Tonton Alphard, qui s’est récemment lié d’amitié
avec les Potter. Il m’a longuement parlé et a approuvé
mon choix. Et tu sais quoi ? Il souhaite me donner, dans un avenir proche,
une aide financière assez conséquente qui me permettra d’avoir
mon propre foyer (j’ai un peu de scrupule à camper si longtemps
dans la famille de James) ! C’est vraiment bien attentionné de
sa part, non ? Ne pense pas que je le trahis en te révélant
cela, bien au contraire. Il m’a donné toute liberté pour
te l’annoncer. Il m’encourage même à en informer
tes parents dans les plus brefs délais, alors je t’engage vivement
à leur faire lire cette lettre !
Mais assez parlé de moi Réguluchouchou. Si toi aussi tu me racontais
tes vacances ? Te fais-tu de l’argent de poche comme cireur de botte
des Blacks, Serpentards et compagnie ? Ou te morfond-tu tout seul, avec les
quelques rares visites de Bella et Cissy ? Si tu les vois, passes leur le
bonjour de ma part, elles en seront enchantées ! En attendant de te
revoir avec bonheur à Poudlard, je te prie d’agréer l’expression
de mon profond mépris le plus sincère.
Sirius, ton frère traître à son sang et fier de l’être !
PS : Mes chers ex-parents,
si votre fils unique préféré vous fait lire cette lettre,
sachez que vous avez ma reconnaissance éternelle. En effet, si vous
ne m’aviez pas éduqué comme vous l’avez fait, puis
renié, jamais je n’aurais passé ses vacances loin de vous
et qui resteront les plus belles de toute ma vie !