Histoire de Ceiba
Cinquième
ex-aequo au concours
Ce soir-là, il neigeait à Poudlard,
les flocons se confondant avec les étoiles qui brillaient dans le ciel.
Hermione regardait par la fenêtre ce spectacle et se félicita de ne pas être
allée faire la bataille de neige que les garçons avaient organisé. Elle alla se
pelotonner près du feu, dans la salle commune, dans une grande couverture, avec
son Pattenrond ronronnant de plaisir sur ses genoux.
Les chaussettes de tous les Gryffondors pendaient,
accrochées au-dessus de l'arc de la cheminée rougeoyante, toutes remplies de
cadeaux qui attendaient d'être ouverts. La sienne, préparée avec amour par sa
mère, côtoyait celle de Harry, verte fluo (un cadeau de Dobby
avait-il expliqué en rougissant) et celle de Ron, qui
avait du faire de nombreux Noëls à Poudlard étant
donné les trous et nombreuses reprises qui l'ornaient. Cette année, enfin, tout
était calme dans l'école et Noël allait pouvoir être fêté dans la joie et la
tranquillité, pensait elle avec un sourire sur les lèvres.
Lorsque les garçons rentrèrent, couverts de neige et trempés, ils
découvrirent Hermione profondément endormie, pelotonnée dans son fauteuil. Ron prit tendrement et précautionneusement la jeune fille,
la porta dans la chambre des filles et la posa délicatement sur son matelas.
Les deux garçons allèrent ensuite se coucher à leur tour, impatients de
découvrir le lendemain les cadeaux que leurs familles et amis leur avaient
offerts.
Un cri déchirant réveilla brusquement Harry le lendemain matin. Il se
leva en sursaut et dévala les escaliers, le hurlement provenant de la salle
commune. Il découvrit Ron tenant entre ses mains un
objet étrange.
« Harry, c'est terrible, le cadeau que j'avais préparé pour
Hermione.il.il, bégaya-t-il, livide.
-Il quoi ? », Demanda Harry avec impatience, furieux d'avoir été
réveillé aux aurores.
Il jeta alors un regard à ce que tenait avec répugnance son ami.
« Tu vas offrir Hermione un pingouin empaillé ??
-C'est un désastre, un véritable désastre !!! Pleurnichait Ron, secouant vigoureusement l'animal mort.
-Je savais que vous aviez des goûts étranges tous les deux, mais à ce
point., ironisa Harry, qui se contenait avec grande difficulté, prêt à exploser
de rire.
- Mais ce n'était pas ça mon cadeau, imbécile, lui répondit avec colère
Ron. Je lui avais acheté un joli collier dans lequel
j'avais mis toutes mes économies. Mais quelqu'un a du le voler et a mis ça à sa
place. Elle va me tuer, elle va me tuer, se lamentait-il avec force, des
sanglots dans la voix.
-Quelqu'un a du vouloir te faire une blague, tu vas le récupérer., fit
Harry d'un ton consolateur. Tu as vérifié que ton cadeau ne se trouvait pas
plus profondément dans sa chaussette ? »
Ils renversèrent le contenu de la chaussette par terre et se mirent à
fouiller énergiquement dans le tas de cadeaux étalés sur le plancher.
« Je savais pas que Hermione était si populaire, remarqua Harry devant
le nombre de présents.
-Sinf, snif.ce cadeau sent.bizarre, fit Ron en reniflant avec dégoût un paquet.
-Regarde, il y a un mot qui dessus.
-« Ma très chère Hermione, voici présent typique de ma région pour
fille extraordinaire. Ca s'appelle Kloug, je l'ai
préparé moi-même, c'est roulé sous les aisselles. Avec toute ma tendresse, Krum », lut avec Ron, qui
devenait de plus en plus rouge au fur et à mesure de sa lecture.
Harry s'étouffa de rire en entendant le descriptif si alléchant et eut
hâte qu'Hermione ouvre se cadeau afin de voir sa mine décomposée !!
« Bon, passons à autre chose », fit avec humeur Ron.
Ils remuèrent, sentirent, touchèrent tous les cadeaux de Hermione, mais
la plupart semblaient être de lourds livres, rien ne ressemblait au cadeau de Ron.
« Non, je suis sûr que c'est un acte nuisible envers moi ou vers
Hermione, déclara Ron.
-Mais qui pourrait faire ça, lui demanda d'un air dubitatif Harry.
-Ca pourrait être un Serpentard, c'est un
vrai repaire à vipères cette maison, ils ont toujours détesté Hermione et moi.
-Ca pourrait être n'importe qui, mais je vois mal des Serpentards faire cela, fit remarquer Harry. Devant la mine
étonnée de Ron, il continua : « je suis d'accord pour
dire qu'ils sont vicieux. Ce n'est pas pour rien que Voldemort
et Lucius Malfoy ont appartenu à cette maison. Mais
comment des Serpentards auraient-ils pu entrer dans
notre Salle ? La grosse Dame ne les aurait jamais laissé entrer.
- Il faut faire quelque chose, geignit Ron.
-J'ai une idée moi », fit une voix derrière eux. Ils sursautèrent, se
retournèrent et découvrirent Luna. « Il suffit d'appeler SOS Detective, ils travaillent tout le temps avec mon père, ils
devraient même faire ton enquête gratuitement vu ce qu'ils doivent à mon père.»
Elle sortit de sa poche un petit prospectus vantant les mérites de ce service
ouvert « 24h/24 » et le tendit à Ron. Il jeta un oil
désespéré à Harry, marqua un temps d'hésitation et haussa les épaules :
« Bof, pourquoi pas, au point où j'en suis... »
Luna lança dans la cheminée une poudre et apparut immédiatement un
homme d'une quarantaine d'années, assez gras et petit, à la barbe mal rasée.
« Sos Détective, Homer Sampson,
à votre service, marmonna-t-il d'un air fatigué et las.
Ron expliqua avec
angoisse l'affaire et lui expliqua l'urgence de la situation. Harry observait
la scène avec suspicion. Sampson sortit de sa sacoche
en crocodile un objet étrange et se mit à observer le pingouin empaillé.
« Qu'est-ce qu'il fait, c'est quoi le truc dans ses mains, chuchota
Harry à Luna.
-C'est un Kaléidoscope magique, c'est comme une loupe, mais cela sert à
détecter les traces magique.
-Mmmmh », commença Sampson.
Ron s'approcha, les yeux pleins d'espoir. « Z'avez
pensé à contacter un taxidermiste ? Parce que c'est un superbe spécimen que
vous avez. Et croyez moi, je m'y connais en matière d'animal empaillé !
- Monsieur Sampson, je me fiche de savoir si
c'est un beau spécimen ou pas, je VEUX récupérer mon collier pour Hermione.,
hurla Ron, prêt à se jeter à la gorge du détective.
Le détective s'éclaircit la voix et dit : « Bon, je vais vous l'dire où se trouve votre cadeau. Vu l'absence de saletés
et de poussières, signe étrange pour une salle commune, je pense que le collier
se trouve actuellement dans un aspirateur.l'aspirateur que tient cet elfe de
maison, prononça-t-il d'une voix magistrale et emphatique, désignant du doigt Dobby qui descendait des dortoirs avec un aspir-vite magique à la main.
-Dobby n'a rien fait, maître Potter,
bredouilla l'elfe. Dobby a juste nettoyé partout pour
que tout soit propre pour Noël et pour le maître, chouina-t-il,
en se tapant la tête sur le sol.
Ron se jeta sur l'aspir-vite et déchira violemment le sac contenant les
déchets. Un nuage de poussière s'éleva dans toute la pièce. Harry regardait
avec anxiété tout autour de lui, guettant un signe de son ami. Peu à peu, la
poussière retomba, et il aperçut Ron, un sourire béat
sur les lèvres, tétanisé de bonheur à genoux sur le sol.
« Tu l'as récupéré, c'est génial, cria Harry, se jetant dans les bras
de son ami.
-Ron Weasley et
Harry Potter fit une voix ferme derrière eux, qui vous a permis d'ouvrir un de
mes cadeaux., dit d'une voix énervée Hermione.
Ron eut juste le temps
de cacher le collier derrière son dos, tandis que la jeune fille se dirigeait
d'un pas furieux vers ses présents. Alors qu'elle rangeait avec énervement les
papiers d'emballage, elle tomba nez à nez avec le pingouin.
« Ohhhhh, maman a pensé ma collection
d'animaux empaillés ! Mon ornithorynque va enfin avoir un compagnon d'étagère
!! »
Sampson regarda les
garçons, cligna de l'oil et avant de disparaître, il grommela dans sa barbe : «
Quand je vais dire ça à ma femme. »